Mes astuces pour écrire, même quand on n'a « pas le temps »
Une chronique publiée le 14 janvier 2025
Quand se dédier à ses passions ? Derrière la simplicité apparente du « ilsuffit de prendre le temps », la réalité est un peu plus corsée, surtout quand un adorable bébé décide d'accaparer 95 % de vos heures libres. Alors comment faire ? Mes conseils : des trajets productifs, un télétravail à géométrie variable selon les siestes du bambin, et de régulières soirées entre amis écrivains dans l'ambiance d'un bar cosy. Ces quelques stratégies efficaces pour préserver mon espace créatif, je vous les expose dans cette chronique.

« Quand trouves-tu le temps pour écrire, entre ton travail et ta vie de famille ? »
C’est la question que les gens me posent le plus souvent – du moins les gens qui osent me tutoyer.
Les premières fois que je me suis retrouvé face à cette question, j’étais perplexe. Ben quoi, le temps, il suffit de le prendre, non ?
Mais non, ce n’est pas si simple, en fait – surtout quand un petit bout tout mignon de quelques mois vient accaparer le plus clair de votre temps libre.
En réfléchissant davantage, j’ai réalisé que, pour combiner un travail exigeant (comme un assistanat à l’université), une vie sociale active, et tout le reste, j’avais mis des stratégies en place au fil des ans, peut-être un peu inconsciemment. 👇
1️⃣🚂 Mes trajets en train, une bonne heure entre ma bourgade et Namur, sont aussi productifs qu’ils puissent être. Comme le réseau bégaie, je me déconnecte complètement, je sors mon ordi, et j’enchaîne les mots, les phrases, les paragraphes… À ce stade, toutes les idées sont bonnes : on ne se brusque pas de bon matin. 🧸
À mon arrivée à la faculté, je suis galvanisé par le fait d’avoir déjà, dès potron-minet, fait avancer mes projets, et je peux me plonger dans ma recherche à la faveur de mon esprit (pr)échauffé.
Dans le train du retour, le soir, retrouver le texte entamé quelques heures plus tôt me stimule immédiatement, et hop, j’enchaîne à nouveau mots et paragraphes, tout en réparant les phrases stylistiquement bancales, et en corrigeant les affreuses fautes causées par mes petits yeux du matin en manque de café. (Oui, ce post a été écrit un matin.)
2️⃣👨💻 Les jours de télétravail, il y a moins cette « coupure » à la Severance, et je prends moins le temps d’écrire – sauf si je vois une ouverture vers la fin de journée, auquel cas je m’autorise une petite heure à pianoter dans le canapé. Mais ça, ça dépend surtout du nombre de siestes que notre petit cœur aura faites à la crèche…
3️⃣🍻 Enfin, j’ai une botte secrète, et c’est probablement le plus grand « hack » de tous. Il fut un temps où l’un de mes meilleurs amis habitait à cent mètres de chez moi. Et, cent mètres plus loin encore, un bar de quartier, calme mais sympathique, nous accueillait dans son ambiance feutrée une fois par semaine. Là, on papote, on rigole un coup, on boit à gorge déployée, puis… on s’y met ! Chacun son projet d’écriture, et c’est parti, mode créatif activé. 🤓
Mine de rien, se motiver à deux, ça permet de bloquer des moments dans l’agenda, et de profiter des bienfaits d'une franche camaraderie dans un lieu que l'on apprécie. J’ai l’intention de remettre cette stratégie en route très bientôt, bien que j’habite désormais un chouïa plus loin de mes copains écrivains.
👆 Et voilà !
Un de ces quatre, je ferai un post sur « Comment trouver le temps d’écrire des posts pour les réseaux sociaux quand on est autoédité, et donc forcé de faire toute la communication soi-même. » Parce que des trains et des bars, y en a pas trente-six mille non plus... Si ?